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24 janvier 2012

« Est-il vraiment opportun, comme le Président de la République l’a annoncé à l’occasion du sommet social du 18 janvier, d’envisager une réforme radicale de la formation professionnelle en mandatant une nouvelle expertise ? »


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« La formation professionnelle, une nouvelle réforme au forceps ? »

« Est-il vraiment opportun, comme le Président de la République l’a annoncé à l’occasion du sommet social du 18 janvier, d’envisager une réforme radicale de la formation professionnelle en mandatant une nouvelle expertise ? » s’interroge Françoise Geng, présidente de la section Travail et l’Emploi du Cese (conseil économique social et environnemental), dans un communiqué diffusé lundi 23 janvier, quelques jours après le sommet social.

Pour mémoire, en décembre 2011, le Conseil rendait, à la demande du Premier Ministre, un avis sur « 40 ans de formation professionnelle, bilan et perspectives ». Parmi ses diverses recommandations, il écartait toute idée d’un nouveau « big bang  » de la formation professionnelle, « alors même que la précédente réforme de 2009 n’était pas totalement entrée en application ».

Pour la troisième Assemblée, « ce sont des ajustements et de nouvelles mesures bien ciblées sur des publics prioritaires qui permettront d’améliorer l’efficacité et la qualité de notre système de formation professionnelle ». Et non pas d’une réforme radicale, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.

Des dispositifs qui pourraient fonctionner…

À titre d’exemple, le Cese cite le FPSPP (Fonds paritaire de sécurisation de formation professionnelle) qui « pourrait pleinement jouer son rôle si l’État cessait d’opérer des ponctions conséquentes (300 millions d’euros annuels !) qui obèrent ainsi la capacité de ce fonds à participer pleinement à la réponse aux besoins croissants de formation des demandeurs d’emplois et des salariés les moins qualifiés et ceux des TPE/PME ». Autre exemple cité par le Conseil : « l’adaptation du contrat de sécurisation professionnelle pour les chômeurs de longue durée qui pourrait être expérimenté, orientant ainsi ceux qui ne trouvent pas de réponses d’emplois dans leur qualification vers les métiers en tension ».

Le Cese rappelle enfin que « ces recommandations ont fait l’objet d’un très large consensus ». Alors pourquoi ne pas tirer, au moins en partie, profit de l’avis produit à la demande du gouvernement ? « Toute autre approche reviendrait à négliger le rôle et les travaux de la troisième Assemblée constitutionnelle de la République, au moment même où le thème de la démocratie sociale s’invite dans la campagne présidentielle ».

Par ailleurs, le Cese se satisfait du renforcement des effectifs de Pôle emploi annoncé par Nicolas Sarkozy, et ce « dans un contexte d’augmentation des demandeurs d’emplois et d’épuisement des personnels dans l’accomplissement de leurs missions ».

Marine Miller
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 24 janvier 2012.

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